Télétravail et motivation

Comment trouver (et garder !) la motivation quand on travaille de chez soi ?

Votre chat est déterminé à vous aider à rédiger cet email ultra-important (« Cordialefdvfdsdfs ») ? Impossible de vous sortir de la tête le générique de l’Âne Trotro (de rien !) en pleine réunion avec votre patron ? Votre coloc’ se fait un marathon Tiger King alors que vous essayez de vous concentrer sur votre prochaine présentation ? Quel que soit le cas de figure, vous n'êtes pas seul(e) ! Oui la motivation et la concentration sont parfois des notions à géométrie variable quand on travaille de chez soi. Mais il suffit de passer quelques minutes sur Twitter ou Instagram entre deux réunions pour comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et que certains le vivent plus ou moins bien, mais toujours avec autodérision pour notre plus grand plaisir ! 

Ceci dit, après cette pause salutaire, il est temps de se remettre au travail. Et force est de constater qu’une fois passée la nouveauté de travailler à pied de chaussettes, il n’est pas toujours évident de trouver la motivation pour rester productif tout au long de la journée et recommencer le lendemain. Pas facile non plus de garder le moral après la fin de la journée de travail. Et pourtant essentiel dans une période où l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est plus important que jamais, précisément parce que ces deux notions n’ont jamais été aussi entremêlées.

Faisons un rapide constat des raisons pour lesquelles il est si difficile de se motiver, puis détaillons quelques moyens de garder la motivation jour après jour, mais aussi une fois la journée de travail terminée.

1. Pourquoi avons-nous parfois du mal à nous motiver ?

Le premier jour de télétravail ressemble furieusement à un 1er janvier : les bonnes résolutions se bousculent et... ne font pas long feu !
J1 : « Lever à 7 h 30, douche, petit-déj et café chaud avant ma première réunion ».
3 semaines plus tard (3 jours ou 3 heures plus tard pour certains) : le pantalon a laissé place au jojo, le réveil est réglé cinq minutes avant la première réunion et le repas de midi consiste en deux babybel et un demi-paquet de biscuits apéro.
Nous grossissons le trait certes (quoique…), mais vous avez l’idée : une fois la nouveauté passée, il est presque impossible de tenir ces résolutions sur la seule base de la volonté pure, lorsque non seulement rien ne nous y oblige, mais qu’en plus, personne n’est vraiment là pour vérifier. 

Et l’environnement de notre petit chez nous n’aide pas non plus. Entre des distractions plus grandes (même si l’open space offre sa dose de distractions au bureau aussi) et des tentations partout (la télécommande, le lave-vaisselle à vider ou ce canapé qui vous appelle), difficile de bloquer 3 heures pour se lancer sur ce rapport ou cette présentation. 

bureau à la maison

La flexibilité de travailler de la maison peut également être à double tranchant. Le temps gagné sur les trajets nous donne l’impression que la journée est plus longue, ce qui peut favoriser la procrastination ou au contraire, nous faire perdre la notion du temps et nous inciter à travailler jusque tard le soir sans vraiment prendre de pause. Le risque est alors d’en faire trop et de basculer dans le burn-out, qui, s’il n’est pas un problème de motivation à proprement parler, a forcément des répercussions négatives sur notre capacité à travailler.
Alors, comment tenir le cap jour après jour ? Suivez le guide !

2. Quelques pistes pour garder la motivation pendant la journée de télétravail

Pour commencer, tous ces conseils dont nous avions fait nos résolutions du premier jour de télétravail figurent dans tous les articles sur le sujet pour une bonne raison : ils marchent ! 

En vrac : la douche le matin, le petit déjeuner, les plages horaires dédiées au travail, les pauses programmées et une heure de fin de journée de travail et de déconnexion COMPLÈTE non négociable. Mais ce n’est pas tout !

  • Faites-vous votre petit coin cosy pour travailler.
    Même si vous n’avez pas de pièce séparée pour travailler, essayez de ménager un espace ou un coin de salon ou de chambre pour en faire « votre bureau ». Idéalement, votre poste de travail ne donne ni sur votre cuisine (où les assiettes dans l’évier se rappellent à votre bon souvenir), ni sur la télé (cf. la sournoise télécommande), ni sur votre lit… pour des raisons évidentes ! À ce propos, si vous n’avez d’autre choix que de travailler dans votre chambre, mettez vos chaussures. Cela rajoutera une étape pour résister à l’appel du retour au lit à 10 h (méthode testée et éprouvée !). En somme, mieux vaut faire face à un mur qu’à quoi que ce soit qui vous donnerait envie de faire autre chose. Le mur a aussi l’avantage (par rapport à une fenêtre par exemple) de rendre votre écran d’ordinateur d’autant plus intéressant. Pensez à agrémenter votre poste de travail de tout ce dont vous avez besoin (quitte à en faire trop !) pour vous sentir paré(e) à toutes les situations (si, si, nous avons tous besoin de 5 couleurs de post-its différentes, d’un bloc-notes trendy et de 12 surligneurs pour être efficaces). 
  • PRENEZ DES PAUSES COUPABLES !!!
    Oui, en lettres capitales ! Mettez un minuteur et autorisez-vous des plages de 10 ou 15 minutes pour répondre au dernier quiz qui ne sert pas à grand-chose envoyé par votre oncle, aller espionner vos connaissances de lycée sur LinkedIn ou Facebook, ou relâcher la pression avec les 20 meilleurs tweets sur les petits bonheurs de travailler de la maison avec ses animaux/enfants/autres membres de la famille (cochez toutes les réponses applicables). Le principe de la pause est de déconnecter de votre travail pour recharger les batteries et réattaquer la prochaine « tranche » avec un peu de fraîcheur.
  • Gérez les temps forts et temps faibles.
    Votre concentration n’est pas uniforme sur les 8 ou 9 heures que dure (ou devrait durer) votre journée de travail. Ça tombe bien, vos tâches professionnelles sur une journée de travail donnée ne requièrent pas toutes le même degré de concentration non plus. Identifiez les moments de la journée où vous êtes typiquement le plus productif et gardez les projets qui demandent le plus de concentration pour ces plages horaires. 
  • Communiquez !
    Le télétravail offre une certaine flexibilité, mais induit aussi ce besoin constant de communiquer, voire surcommuniquer puisque vous n’êtes pas physiquement au bureau. Si vous devez prendre une longue pause en milieu de journée pour une raison X ou Y, pas de souci, mais assurez-vous de prévenir vos collègues pour éviter qu’ils attendent une réponse immédiate de votre part à leur email ou message instantané. Pensez aussi à communiquer clairement avec les personnes qui partagent votre foyer. Pour un enfant (mais aussi pour les adultes qui n’ont pas d’expérience du télétravail), il est naturel de penser que si vous êtes là, à la maison, vous êtes disponible… pour jouer avec eux, prendre part à une discussion existentielle sur le potentiel kitsch de l’art déco, lancer une lessive ou descendre les poubelles. Assurez-vous de définir des horaires ou de convenir d'un code (porte fermée ou écouteurs = ne pas déranger) pour informer ceux qui vivent avec vous de votre « statut ». 

Vous êtes responsable et cherchez à évaluer la motivation de votre équipe ? N’hésitez pas à prendre régulièrement des nouvelles de vos collaborateurs pour vous assurer qu'ils ont tous ce dont ils ont besoin pour travailler sereinement de chez eux. Découvrez comment SurveyMonkey utilise les sondages pour faire le point avec ses employés.

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Ça y est, la journée de travail est finie ! Si, si, même à la maison, votre journée de travail s’arrête à un moment donné ! Intéressons-nous maintenant à notre motivation et notre bien-être en dehors du travail. 

3. Après la journée de travail

La manière dont vous bouclez votre journée de travail (et l’heure à laquelle vous le faites) et dont vous occupez votre « autre journée » est au moins aussi importante que les conseils abordés ci-dessus. 

  • COUPEZ !  
    Lettres capitales encore ! C’est le grand risque du télétravail : entre l’envie ou le besoin supposé de montrer que l’on travaille autant que si l'on était au bureau et la perte de notion du temps vu que le lieu de travail et de vie est le même, il arrive souvent que l’on rallume l’ordinateur après le dîner « pour vérifier quelque chose vite fait » pour ne le refermer que 3 ou 4 heures plus tard, les yeux qui piquent et l’esprit embrumé. Résultat, ce qu’il reste de votre nuit a de grandes chances d’être pollué par des rêves confus de ce rapport que vous avez absolument voulu finir et vous allez vous réveiller le lendemain encore fatigué de la veille, et donc moins productif, et… peut-être devoir travailler tard le soir pour rattraper le retard. Le piège parfait ! 
    Alors, rendez-vous service (à vous-même et au destinataire de cet email pour le moins confus écrit à minuit passé) et coupez vraiment, quitte à prendre 5 minutes pour faire la liste de ce que vous avez à faire le lendemain pour ne pas la ruminer toute la nuit. 
  • Prenez soin de vous !
    Parce que travailler de chez soi peut nous rendre plus vulnérables à la dépression ou au burn-out, il est essentiel de garder un oeil sur notre santé mentale et physique. Lancez-vous votre propre défi du mois et suivez facilement vos progrès avec un de nos modèles.
    Prenez un bain, allez prendre l’air dans le quartier, compensez le manque d’interaction sociale en appelant vos amis, cuisinez, les possibilités sont infinies lorsque vous parvenez à mettre un terme à votre journée de travail.

La notion de motivation est parfois élusive et ce n’est pas toujours évident de la « décréter » au pied levé. Mais des solutions existent et pour les jours sans, remettons-nous-en au vieux dicton « Fais comme si, en attendant de pouvoir faire comme ça » ou pour faire plus court, à la bonne vieille méthode Coué.

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