Se déplacer est un besoin essentiel pour tous et toutes : c’est par le déplacement que chaque personne peut avoir accès aux lieux qu’elle désire fréquenter, à son réseau social, à ses activités et aux différents services publics, privés et communautaires. Par conséquent, la capacité de se déplacer est ce qui permet la mise en œuvre de plusieurs droits humains fondamentaux : droits au travail, à une alimentation saine, à un logement adéquat, à l’éducation, à des soins de santé, à la justice, etc.

Les tarifs actuels des différentes sociétés de transport en commun au Québec sont trop élevés pour les personnes à faible revenu et à très faible revenu. Ces personnes, en raison de leur précarité économique, n’ont pas accès à une voiture et dépendent du transport en commun pour pouvoir se déplacer.

Les tarifs trop élevés des transports en commun sont réellement problématiques. Ils font en sorte que les personnes avec peu de moyens doivent souvent s’empêcher de se déplacer pour respecter leur budget restreint. Cela réduit concrètement leur capacité d’aller à l’épicerie, de se trouver un emploi, de visiter famille et amitiés, de se rendre à des rendez-vous médicaux, de fréquenter les services communautaires, etc. Lorsque leurs déplacements sont nécessaires, elles doivent couper dans leurs besoins essentiels ou encore s’endetter pour arriver à payer le coût du transport en commun.
  • Considérant que l'accessibilité financière fait partie des trois piliers du droit à la mobilité qui incluent également une desserte et des services adéquats ainsi que l'accessibilité universelle ; 
  • Considérant que les personnes en situation de pauvreté vivent déjà de l’exclusion sociale, et que le manque d’accès au transport en commun renforce cette exclusion;
  • Considérant que l’exclusion sociale a le même effet sur la santé mentale que les mesures de confinement ayant été récemment en vigueur (anxiété, dépression, isolement, etc.);
  • Considérant que le transport en commun est un service public, qu’il relève de la responsabilité des municipalités, et que celles-ci ont le devoir de traiter leurs citoyens et citoyennes avec justice et équité;
  • Considérant qu’il est anormal et injuste qu’une personne soit exclue des services publics de transport en commun en raison de sa situation économique;
  • Considérant que la tarification sociale basée sur le revenu est une mesure réaliste à mettre en œuvre, appuyée par l’exemple de plusieurs villes canadiennes, étatsuniennes et ailleurs dans le monde;
  • Considérant que les différentes évaluations démontrent que la tarification sociale basée sur le revenu a des impacts réels et positifs sur la mobilité des personnes admissibles, sur leur qualité de vie, et sur la société en général;
  • Considérant que les services de transport en commun sont un outil incontournable dans la lutte contre les changements climatiques, ceux-ci affectant davantage les personnes en situation de précarité.
Nous revendiquons que l’ensemble des candidats et des candidates aux élections municipales des différentes municipalités du Québec s’engagent: 

(1) à mettre en place une tarification sociale basée sur le revenu offrant, aux ménages à faible revenu, une réduction substantielle (d’au moins 50%) sur les tarifs de transport en commun, et 

(2) à trouver les moyens nécessaires permettant la mise en place et la pérennisation de cette mesure d’accessibilité financière.

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* 1. Vous désirez appuyer la déclaration ? Inscrivez le nom de votre organisation ici !

GROUPES SIGNATAIRES INITIATEURS

Action populaire Rimouski-Neigette

Coalition montérégienne pour la tarification sociale en transport (CMTST)

Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec (TRAAQ)

le Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière (MÉPAL)

le Mouvement pour un transport public abordable (MTPA)

le Regroupement des organismes d'éducation populaire autonome de la Mauricie (ROÉPAM)

Trajectoire Québec

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