Introduction

Depuis le début des années 90, on constate l’émergence de technologies nouvelles opérant à l’échelle du milliardième de mètre : elles portent le nom de nanotechnologies. Elles font usage d’assemblages d’atomes ou de molécules ayant au moins une dimension inférieure à 100 nanomètres.
D’immenses espoirs sont fondés sur leur développement. En effet, à cette échelle, les groupements d’atomes présentent une surface importante rapportée à leur volume. Cette caractéristique leur confère une grande réactivité de surface qui vient modifier les propriétés physiques et chimiques de la matière. Grâce à ces nouvelles propriétés, les nanotechnologies sont déjà présentes dans de nombreux produits (cosmétiques, articles de sport, aliments, etc.) et présentent de nombreux bénéfices dans des domaines d’application variés (médecine, énergie, biologie, etc.).
Néanmoins, ces propriétés sont également susceptibles de les rendre risquées pour la santé et pour l’environnement (passage des barrières biologiques humaines, nocivité pour la faune et la flore, etc.). Par ailleurs les nanotechnologies soulèvent de nombreuses questions éthiques, notamment du fait de leur association à des dispositifs médicaux recherchant une « amélioration de l’homme », ou à des dispositifs tels les puces RFID pouvant mener à une surveillance généralisée.
 

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